• Bascule - Chapitre 5 - Tout chavire !

    Le jour où tout bascula (Part V) - Tout chavire !

     

    Je l'entends encore bricoler un peu, puis elle me dit

    "- Bon tu es prête

    -Oui oui,

    -Ok, je vais guider tes bras en arrière, laisse toi aller. T'inquiète pas tu ne risques pas de tomber, je suis juste derrière. "

    Je sens une tension qui emmène effectivement mes bras en arrière et sur le côté.

    "- Laisse toi aller, mais monte tes jambes sur le lit pour rester droite"

    Béa prend mes jambes, les monte sur le lit, puis elle me fait faire un quart de tour toujours assise sur le lit.

    "- Vas-y laisse toi aller maintenant. "

    Je sens mes mains qui partent en arrière mais des deux côtés et à un moment je perds l'équilibre et je tombe en arrière pour me retrouver allongée sur le dos.

    Bascule - Chapitre 5 - Tout chavire !

    Par reflexe je veux ramener mes mains sous moi pour me relever, mais je me retrouve bloquée. Impossible de les ramener. Au contraire la tension sur mes bras s'accélère et m'écarte les bras.

    "- Hé qu'est-ce que tu fiches ?

    - Et là j’entends Bea rigoler et me dire "franchement, je ne pensais pas que ce serait aussi facile.

    - De quoi tu parles, et enlève moi ce foutu bandeau

    -Ok je te l'enlève"

    Bea enlève le bandeau pendant que j'essaye de dégager mes mains mais en vain

    "- Oh te fatigues pas à gesticuler comme ça, c'est du matériel longuement éprouvé "

     

    Elle enlève le bandeau, je regarde mes mains et je vois deux larges bracelets en tissu noir avec une sangle qui part vers la tête de lit

    Bascule - Chapitre 5 - Tout chavire !

    "-Mais qu'est-ce que tu fous, détache moi et enlève moi ces saloperies

    - Franchement tu pourrais me parler autrement quand même, je te rappelle que tu dois m'obéir.

    - Va te faire voir, c'est bon j'ai fait la vaisselle et le ménage mais maintenant ça suffit"

    Pendant ce temps je gesticule dans tous les sens pour essayer de me détacher

    "-Ne te fatigue pas, je t'ai dit que c'est du solide et ça ne peut pas se détacher tout seul. Attend on va finir le travail"

    Là je la vois à la tête du lit en train de tendre les sangles ce qui a pour effet immédiat de me tirer fermement les bras en arrière et sur les côtés, tant et si bien que je me retrouve avec les deux bras totalement tendus et écartes avec même plus de place pour les bouger.

    "-Ça fait mal arrête des conneries

    -Si tu arrêtes de bouger ca ne fera pas mal.

    - J'arrêterai si je veux

    -Alors tu auras mal"

    Je suis un peu sous le choc de la situation. Mais qu'est-ce qui lui prend a cette abrutie (oui je sais quand je suis énervée des fois je deviens vulgaire)

     

    Elle va vers le pied du lit et le temps que je réagisse elle attrape une sangle qui a pour effet cette fois ci de tirer mes chevilles vers les 2 autres coins du lit. J'ai beau vouloir replier les jambes, je n'y arrive pas, et je me retrouve cette fois totalement écartelée sur ce grand lit.

    Bascule - Chapitre 5 - Tout chavire !

    Je regarde Béa qui a un large sourire et qui me dit. 

    "-Je te laisse mijoter quelques instants, ne fait pas de bêtises

    - Hé ca va pas, détache moi, sinon ça va mal aller... "  Pas de réponse

    Je vois Béa sortir de la pièce et je me mets à crier 

    "-Hé viens me détacher sinon je hurle.

    - Et bien vas-y hurle autant que tu veux, puis elle sort et ferme la porte. "

    Je commence à crier en la traitant de tous les noms mais ça ne la fait pas revenir.

    Avec la chaleur je suis complètement trempée de sueur. Je m'arrête et je me dis que de toutes façons elle ne perd rien pour attendre cette salope, mais que des qu'elle va me détacher je lui colle ma main dans la gueule (oui oui ce sont les bons mots)

    Je me pose et je regarde la pièce à laquelle je n'avais pas fait attention depuis tout à l'heure.

    C'est une sorte de grande chambre en partie mansardée, avec des murs en bois. Sur ma droite je vois le coté d'une grande armoire rustique et au fond derrière il doit y avoir la fenêtre. Sur la gauche il y a la porte et un grand espace avec un canapé en cuir  et deux vieilles malles.

    Pas grand-chose d'autres. C'est une chambre qui ne doit pas servir souvent.

    Le temps passe  et toujours pas de Bea en vue. J’ai beau appeler régulièrement rien ne se passe. Je crève de chaud et maintenant je dégouline tellement c'est étouffant ici.

    Finalement j'entends des pas dans l'escalier puis la porte s'ouvre et Bea entre.

     

     

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